La mécanique du Coeur

Il faut que j’écrive pour mettre un point final à cette histoire, notre histoire.

Si tu savais le mal que tu me fais … En es-tu seulement conscient ? Probablement en partie mais tu préfères te voiler la face, faire comme si de rien était, comme si je n’existais même plus. Comme si 10 ans de nos vies pouvait s’effacer d’un simple battement de cil, par quelques mots.

C’est impossible. En partant, c’est un morceau de moi qui s’arrache. Je sais que pour toi c’est la même chose, la seule différence c’est que tu te le caches.

C’est tellement facile de dire que tu m’as oubliée, quelques mots « Je n’ai pas pensé à toi ». Tapotés sur un clavier à la vitesse de l’éclair, envoyés si rapidement comme on arrache un sparadrap.

Je sais très bien que tu mentais, peut-être même réussis-tu à te mentir à toi-même, je te sais mieux que toi. Cette fois-ci n’échappe pas à la règle, mais je ne te le dirais pas. A quoi bon ?

Il vaut mieux que je sois seule à le savoir.

J’ai l’estomac qui se tord et mes yeux sont noyés de larmes. Mon cœur se déchire et je voudrais pouvoir hurler ma douleur. Même à ça je n’y ai pas droit. Je dois me taire et faire semblant de rien. Attendre que la peine s’atténue.

Je ne te retiendrais pas, mais n’oublie pas, je t’aime,